En français,  Fantasy

Watership Down – Richard Adams

« Les lapins, dit-on, ressemblent aux humains par bien des aspects. Ils savent surmonter les catastrophes et se laisser porter par le temps, renoncer à ce qu’ils ont perdu et oublier les peurs d’hier. Il y a dans leur caractère quelque chose qui ne s’apparente pas exactement à de l’insensibilité ou de l’indifférence, mais plutôt à un heureux manque d’imagination mêlé à l’intuition qu’il faut vivre dans l’instant. »

Editeur : Monsieur Toussaint Louverture

Synopsis

C’est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisissent de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu’à leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle là ? Aimé par des millions de lecteurs, l’envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces récits mythiques et hors du temps, de ces odyssées chargées d’émotions, capables d’entraîner n’importe quel lecteur dans un univers aussi vivant et poétique que traversé de violences et de ténèbres. Parfait équilibre d’aventure et de mythologie, ce bijou d’inventivité est serti d’une maîtrise absolue du suspense, et d’une grande bonté. C’est tout simplement le chef-d’œuvre d’un grand écrivain.

Pourquoi lire Watership Down ?

• C’est une aventure épique avec des petits lapins tout mignons.

• C’est un classique de la littérature anglophone.

• Il y a plusieurs niveaux de lecture qui conviennent aux enfants comme aux adultes.

Mon avis

En tombant sur ce livre dans une librairie je ne me doutais absolument pas qu’il était en fait un classique anglo-saxon. J’ai simplement été séduite par sa jolie couverture (comme trop souvent) et son résumé. Le fait que les personnages soient des lapins me rappelait les tomes de La Guerre des Clans (version chat) que je dévorais étant petite. Mais derrière une histoire au premier abord enfantine, c’est une véritable aventure dans la nature qui amène une réflexion sur différentes sociétés au travers des garennes que visitent nos personnages.

On sent que l’auteur connait son sujet et les réactions typiques de ces petits animaux. Il a même construit toute une mythologie, enrichie par le récit des aventures de Shraavilshâ tout au long du livre, basée sur l’atout majeur des lapins. En effet, puisque les lapins n’ont pas beaucoup de moyens de défense contre leurs prédateurs, ils doivent utiliser la ruse pour survivre. On en a un aperçu à chaque fois que Hazel et ses amis élaborent un plan pour se tirer d’affaire.

Au cours de leur périple, ils traversent plusieurs garennes qui ont chacune leurs particularités et surtout leurs défauts, bien qu’ils n’apparaissent pas de prime abord. Toutes ces aventures vont aiguiser l’esprit d’Hazel et faire germer l’idée d’une société plus juste dans le groupe de lapins. Surtout en observant la garenne qu’a construite un certain lapin despotique.

J’ai beaucoup aimé suivre leurs aventures même si quelques fois des longueurs se faisaient sentir. Mais bon, c’est peut-être moi qui ai l’habitude des histoire très rythmées. Un bémol pour le traitement des personnages féminins (les hases) bien représentatif de l’époque de l’écriture du roman : elles sont toujours effrayées et servent uniquement à la construction du terrier et à la reproduction.

On assiste aussi à la construction d’une amitié entre le groupe de lapin et Keehar, un oiseau dont je vous laisse découvrir l’espèce. C’est d’autant plus intéressant car chacun doit prendre en compte les priorités des autres (qui ne sont pas les même entre des lapins et un oiseau), et s’adapter.

De plus, on ne peut que se ranger du côté de ces petites bêtes lorsque l’on voit leur habitat détruit par la main de l’homme et tous les dangers qu’ils traversent à cause de nous. Pour une fois, on nous présente les ravages de l’homme du point de vue des animaux, mais sans diaboliser pour autant tous les êtres humains. C’est une petite leçon qui nous rappelle qu’on abîme sérieusement la nature, et qu’on devrait faire attention à la vie qui nous entoure, même juste à côté de chez soi. Parce que dans le champ d’à côté il y a tout un ensemble d’animaux dont on a pas toujours conscience.

Watership Down est donc une lecture enrichissante, et pour tous les sujets qu’il traite avec justesse, il vaut le détour.

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