• En français,  Fantasy

    Les Maîtres Enlumineurs – Robert Jackson Bennett

    « Toute innovation – technologique, sociologique ou autre – naît sous la forme d’une croisade, puis s’organise à l’instar d’une entreprise pratique et enfin, avec le temps, se dégrade pour virer à l’exploitation ordinaire. Tel est, simplement, le cycle vital de l’ingéniosité humaine telle qu’elle se manifeste dans le monde matériel. Ce que l’on oublie, cependant, c’est que ceux qui participent de ce système subissent une transformation similaire : autrui, initialement, est vu tel un égal, un camarade et un citoyen, puis il devient une ressource, un bien et enfin, à mesure que son utilité change ou se dégrade, un fardeau qui doit être géré de manière adéquate. »

  • En français,  Fantasy

    Chevauche-Brumes – Thibaud Latil-Nicolas

    « Laisser sa conscience détachée du monde extérieur et autoriser ses réflexes à prendre le contrôle, voilà la clef du succès et, parfois, de la survie. L’esprit est assez fort pour réagir de lui-même, et tenter de le canaliser en l’attirant sur les mouvements d’une lame, la position d’une paire de jambes ou l’inclinaison de mains autour d’une garde ne servait à rien sinon à accélérer votre chute. Le temps que l’on ait transcrit en mots ce qui se passe face à vous, l’action était terminée et vous gisiez dans une mare de sang. »

  • En français,  Science-fiction

    Un monde après l’autre – Jody Taylor

    « Chaque service se considère, à tort ou à raison, comme le plus important de St Mary. Je ne comprends pas pourquoi, puisqu’il est évident que c’est le département d’Histoire qui fait tout le boulot, mais les techniciens et la sécurité, et parfois le R&D, n’arrivent pas à l’admettre et il suffit que quelqu’un dise quelque chose de malencontreux, parfois accidentellement, mais la plupart du temps volontairement, pour déclencher le chaos. »

  • En français,  Science-fiction

    So phare away – Alain Damasio

    « Il faut beaucoup de silence pour entendre une note. Il faut beaucoup de nuit pour qu’un éclair puisse jaillir, pour d’une couleur neuve soit perçue, soit reçue. Si j’en avais le pourvoir j’émettrais aujourd’hui un trou noir. Quelque chose comme un conne d’extinction forant au ventre l’épaisseur du jour. Pour rouvrir l’espace. Ce qui me terrifie, ce n’est pas ce chaos de clartés qui brouille la ville comme une avalanche de soleils. C’est qu’il n’y ait plus nulle part une seule ombre. »